Deux chiots de sauvetage vus de dos, manettes aux pattes, devant un écran hors cadre dans une salle de jeux

Jeux vidéo Pat' Patrouille sur Switch : pour quel âge ?

Cet article fait partie du guide Jouets, jeux et éveil.

Guide parents Écrans ⏱ 8 min de lecture

Il existe des jeux vidéo Pat' Patrouille sur console, et beaucoup de parents se demandent si c'est une bonne idée pour un enfant de quatre ou cinq ans. La réponse dépend moins du jeu que de la façon dont on l'installe dans la maison. Dans cet article : à quoi ressemblent ces jeux, à partir de quel âge ils ont un sens, la question de la manette, la durée des séances, et pourquoi jouer avec votre enfant change tout.

À quoi ressemble un jeu vidéo Pat' Patrouille

Les jeux vidéo tirés de la série reprennent son principe : une mission, un chiot à choisir, un problème à résoudre. On se déplace dans la Grande Vallée, on utilise le véhicule et l'équipement du chiot, on secourt quelqu'un. Rien d'autre, et c'est très bien ainsi.

Il n'y a ni combat, ni ennemi, ni défaite au sens strict. On peut rater un saut ou un passage, mais on recommence sans conséquence. C'est conçu pour ne jamais frustrer durablement un enfant de quatre ans.

Les commandes sont réduites au minimum : avancer, sauter, activer l'équipement. Notre article sur le déroulement d'une mission décrit la structure que ces jeux reproduisent presque à l'identique.

Le repère : un jeu de mission sans ennemi ni défaite. La difficulté vient de la manette, pas du contenu.

À partir de quel âge

Le contenu conviendrait à trois ans, mais la manette non. Un enfant de trois ans ne coordonne pas encore deux pouces sur deux commandes différentes. Il regarde le parent jouer, ce qui n'a pas grand intérêt.

Vers cinq ans, la coordination arrive. L'enfant peut avancer et sauter, comprendre qu'il faut appuyer au bon moment, et prendre plaisir à réussir seul. C'est l'âge où un jeu vidéo de ce type commence à avoir un sens.

Entre les deux, à quatre ans, cela dépend beaucoup de l'enfant. Le test est simple : s'il arrive à faire avancer le personnage tout en regardant l'écran, c'est bon. S'il regarde ses mains, c'est trop tôt.

La manette, le vrai obstacle

Tout le sujet est là. La manette est conçue pour des mains d'adulte ou de grand enfant. Pour un petit, elle est lourde, large, et couverte de boutons qui ne servent à rien dans un jeu aussi simple.

Certaines consoles permettent de n'utiliser qu'une moitié de manette, ou proposent des manettes réduites. C'est un vrai progrès pour les petites mains, à vérifier avant l'achat.

Prévoyez une période d'apprentissage du geste seul, sans le jeu : faire avancer le personnage dans le vide, sauter, tourner. Une fois le geste acquis, le jeu devient un plaisir au lieu d'une lutte.

La durée des séances

Un jeu vidéo est un écran, et il compte comme tel. Il est même plus captivant qu'un épisode, parce que l'enfant agit au lieu de regarder. Les limites doivent donc être au moins aussi strictes que pour la télévision.

Comptez en missions plutôt qu'en minutes. « Une mission, puis on arrête » est une limite que l'enfant comprend, et la fin de mission offre un point d'arrêt naturel, comme la fin d'un épisode. Notre article sur la durée d'un épisode explique cette logique de comptage.

Jamais avant le coucher. Un jeu vidéo excite, et un enfant qui vient de jouer met beaucoup plus de temps à s'endormir qu'un enfant qui vient de regarder.

Jouer avec lui, pas le laisser seul

C'est le conseil le plus important de cet article. Un jeu vidéo Pat' Patrouille joué à deux, le parent à côté, devient un moment partagé. Le même jeu, l'enfant seul devant l'écran, devient une garderie numérique.

Jouer avec lui, ce n'est pas tenir la manette à sa place. C'est commenter, encourager, rire ensemble d'un saut raté, se réjouir d'une mission réussie. Exactement ce qu'on fait avec un puzzle ou un livre.

Beaucoup de parents découvrent que ces jeux, très simples pour un adulte, sont un excellent prétexte pour passer un moment avec un enfant qui a du mal à rester assis autrement.

Côté parent : la manette dans les mains de l'enfant, vous à côté. Le jeu vidéo est un moment à deux ou il n'est pas.

Ce que ça apporte, et ce que ça n'apporte pas

Ces jeux développent la coordination œil-main, l'anticipation, et une première logique de cause à effet : j'appuie, ça saute. Ce sont des compétences réelles, même si elles ne sont pas scolaires.

Ils apportent aussi la fierté de réussir seul une mission, ce qui rejoint le ressort central de la série. Notre pilier sur le dessin animé et les enfants détaille ce besoin d'être utile et compétent.

Ils n'apportent en revanche ni langage, ni imagination, ni motricité globale. Un enfant qui ne ferait que jouer aux jeux vidéo, même doux, manquerait tout cela. C'est un complément, jamais une base.

Jeu vidéo ou épisode ?

Si vous devez choisir entre les deux pour un temps d'écran donné, l'épisode reste plus reposant et le jeu plus actif. Ni l'un ni l'autre n'est meilleur dans l'absolu ; cela dépend du moment.

En fin de journée, l'épisode calme. En début d'après-midi, le jeu occupe et fait réfléchir. Le pire est de cumuler les deux le même jour, ce qui double le temps d'écran sans que l'enfant ait l'impression d'avoir dépassé.

Une règle simple : le jour où il y a jeu vidéo, il n'y a pas d'épisode, et inversement. L'enfant choisit, et la limite reste la même.

Garder l'équilibre avec le reste

Le jeu vidéo ne remplace aucun autre jeu, il s'ajoute à la fin de la liste. Le jeu de rôle avec les figurines, le dessin, les activités physiques restent la base à quatre ou cinq ans, et de loin.

Une bonne façon de garder cet équilibre est de faire sortir la mission de l'écran. La mission qu'il vient de réussir dans le jeu, il peut la rejouer avec ses figurines dans le salon. Nos idées de jeux Pat' Patrouille sans écran en proposent des dizaines.

Pour rendre l'installation de jeu agréable et cadrée, un coussin de la série et un plaid aux couleurs des chiots délimitent le « coin console » dans le salon, et les jouets de l'univers attendent à côté pour la suite hors écran. Un enfant qui a un endroit pour jouer à la console et un endroit pour jouer sans, passe naturellement de l'un à l'autre, sans qu'on ait à le lui demander dix fois.

Encadrer sans interdire

La question n'est pas de savoir si l'enfant jouera, mais dans quelles conditions. Quatre règles simples suffisent à ce que la console ne devienne pas un sujet de conflit quotidien.

Un temps annoncé à l'avance, et toujours le même. Un enfant qui sait qu'il a vingt minutes s'arrête bien plus facilement que celui qui découvre la fin en cours de partie.

Jamais juste avant le coucher. L'excitation retombe lentement, et c'est une heure de sommeil perdue. Le créneau d'après-midi fonctionne beaucoup mieux.

Dans la pièce commune, pas dans la chambre. Pas pour surveiller, mais pour partager : un enfant qui joue devant ses parents raconte ce qu'il fait, et c'est tout l'intérêt.

Finir sur une réussite. Arrêter au milieu d'un échec laisse une frustration qui dure. Attendre la fin d'un niveau coûte deux minutes et évite la crise.

Et pour les jours sans écran, ''' + L(B+"jeux-activites-pat-patrouille", "nos idées d'activités") + ''' prennent le relais sans que l'enfant ait l'impression d'être puni.

Les questions des parents

À partir de quel âge un jeu vidéo Pat' Patrouille ?

Vers cinq ans, quand l'enfant coordonne deux pouces sur la manette. Le contenu conviendrait plus tôt, mais pas la manette.

Y a-t-il des ennemis ou des combats ?

Non. Ce sont des jeux de mission, sans ennemi ni défaite. On peut rater un saut, on recommence sans conséquence.

Combien de temps par séance ?

Comptez en missions : une mission, puis on arrête. Jamais avant le coucher, et pas le même jour qu'un épisode.

Faut-il jouer avec lui ?

Oui, c'est ce qui fait la différence entre un moment partagé et une garderie numérique. Vous commentez et encouragez, il tient la manette.

Pour jouer à deux sans écran, les talkies-walkies Pat' Patrouille reprennent le même plaisir de mission. La frontière entre jouet et vraie machine est la question clé : tablette Pat' Patrouille, jouet ou vraie tablette la tranche. Beaucoup d'enfants rejouent hors écran ce qu'ils viennent de voir : les figurines Pat' Patrouille prolongent la partie. Pour une alternative à plusieurs et sans manette, Croque Carotte fonctionne dès quatre ans. Et si l'enfant découvre l'univers par le jeu, les meilleurs épisodes selon les enfants donne les bons points d'entrée.

↑ Retour en haut

Dans le même guide

À lire ensuite dans Jouets, jeux et éveil :

Côté boutique : Jouet, Peluches, Loisirs — et toutes nos collections.

Retour au blog